19 OCT : GENÈVE / DELHI
20 OCT : DELHI / VARANASI
21 OCT : VARANASI
22 OCT : VARANASI / BODH GAYA
23 OCT : BODH GAYA
24 OCT : BODH GAYA / RAJGIR
25 OCT : RAJGIR / NALANDA / VAISHALI
26 OCT : VAISHALI / KUSHINAGAR
27 OCT : KUSHINAGAR / SARASVATI

28 OCT : SARASVATI / LUCKNOW

29 OCT : PATHANKOT / MACLEODGANDJ

30 OCT : MACLEODGANDJ
31 OCT : MACLEODGANDJ / PATHANKOT / DELHI
01 NOV : DELHI
02 NOV : DELHI / GENÈVE

Sur les traces du Bouddha 

Du 19 octobre au 2 novembre 2016

Les bouddhistes représentent moins de 1% de la population totale de l'Inde, son pays d'origine alors qu'il est prédominant dans une grande partie de l'Asie. Cependant par le passé le bouddhisme a eu une place importante en Inde.

L'origine du bouddhisme remonte à Siddharta Gautama, fils du roi Shuddhodana et de la reine Maya, qui vit le jour vers 480 av JC à Lumbini sur les contreforts de l'Himalaya. Vers l'âge de 30 ans alors qu'il était marié, il renonce a sa vie de privilégié pour vivre une vie errante. Durant cette errance, il constata la douloureuse condition humaine. Insatisfait aux réponses données par l'hindouisme à sa quête pour se libérer de la souffrance, il entreprend une longue méditation. C'est en méditant sous un arbre à Bodh Gaya, qu'il eu une illumination et qu'il atteint l'éveil (bodhi), parvenu à cet état, il eut la connaissance du dharma (la vérité) et sut alors comment se libérer des cycles des renaissances et accéder au nirvana, la libération suprême. Il devint un Bouddha (ce qui signifie l'éveillé). Il se rendit à Sarnath près de Varanasi où il prononça son premier sermon (sutra) connu sous le nom "Discours sur la mise en mouvement de la roue du dharma". Il énonça les "Quatre Nobles Vérités".

Gayatri Mantra - Deva Premal
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Varanasi (anciennement Bénarès) est l'une des sept villes saintes de l'hindouisme. Se baigner dans le Gange à Varanasi est censé purifier de tous les péchés et se faire incinérer sur les ghats permet de se libérer du cycle des réincarnations. Son nom actuel vient de deux rivières, la Varuna et l'Assi. Par le passé la ville s'est appelée Kashi et Bénarès. Son nom est mentionné dans des textes sacrés hindous et bouddhistes et elle se trouvait sur le trajet des voyageurs venus d'Asie Centrale et de Chine. Elle serait l'une des plus vieilles villes du monde. Elle dégage une atmosphère tout à fait particulière tellement la vie et la mort se côtoient à chaque coin de rues.
 

Jeudi 20 octobre 

Après une étape d’une nuit à Delhi nous prenons un  vol à destination de Varanasi (ancienne Bénarès).

Après l’installation à l’hôtel, nous partons à la découverte de la ville.

Et là ... LE CHOC !!! : Le bruit, les senteurs en tous genres pas toujours très agréables !... les vaches qui déambulent tranquillement, c’est vraiment la cité des vaches (c’est super d’être une vache à Bénarès !) elles sont partout, la foule, les vélos, les tuk tuk, des voitures dans tous les sens et l’ensemble régit par aucune règle et forcément … la pollution !

Nous nous sentons propulsés dans un monde irréel, hallucinant, totalement déroutant et vraiment très impressionnant ! Une ambiance hors du temps (rien dans le monde ne ressemble à Bénarès !).

 

LE GANGE

Après une traversée de petites ruelles, nous arrivons au bord du Gange (le plus sacré des fleuves de l’Inde). Nous découvrons les Ghâts (marches, escaliers). C’est ici qu’ont lieu les crémations, nous assistons discrètement et de loin à quelques unes de ces cérémonies. Il est irrespectueux voire dangereux de photographier. Nous distinguons 5 buchers, des amoncellements de bois, nous apercevons les prêtres qui officient et les familles entourant les défunts.

Le soir, toujours au bord du Gange, nous sommes les spectateurs d’une cérémonie  orchestrée par 7 prêtres qui, guidés par de la musique, conduisent un rituel à la lumière, dédié au Gange, accompagnés de chants, de mantras et de sons frappés sur des cymbales.

De tous nos voyages nous n’avions jamais été happés par une ville autant envoutante … On nous avait déjà parlé de « la magie de l’Inde » maintenant nous savons réellement pourquoi.

Vendredi 21 octobre

Ce matin, départ matinal (5h soit 1h30 en France !)  pour une promenade en bateau sur le Gange. Nous assistons au lever du soleil et nous pouvons observer une foule de fidèles se baignant dans les eaux… Nous ne les avons bizarrement pas rejoints… Nous avons déposés des bougies flottantes qui sont parties au grès des eaux accompagnées de nos vœux.

Puis ballade dans le labyrinthe de la vieille ville et visite du temple Vishvanath où nous n’avons pas croisés d’occidentaux, il faut être hindouiste pour y entrer, nos identités ont été enregistrées par des militaires plutôt revêches… Notre guide (Om, si si c'est son prénom) a fait des merveilles pour nous offrir ce moment chargé en spiritualité ou les fidèles vénèrent le lingam de Shiva. C’est le temple le plus sacré du monde hindou. Il est jalousement caché au milieu des ruelles sombres…

Sarnath, le lieu du premier sermon du Bouddha

Sarnath se trouve à une dizaine de kilomètres de Varanasi (Bénarès). C'est là dans le « parc aux Gazelles » que le Bouddha dispensa son premier enseignement, celui portant sur les quatre nobles vérités : la vérité sur l'existence de la souffrance, la vérité sur l'origine de la souffrance (les facteurs mentaux perturbateurs et l'ignorance fondamentale), la vérité de la possibilité de la cessation de la souffrance, et la vérité sur la voie qui mène à cette cessation.

Après avoir atteint l'Eveil sous l'arbre de la Bodhi à Vajrasana (le « trône de diamant », l'actuelle Bodh-Gaya), le Bouddha resta silencieux pendant cinq semaines, pensant que la vérité qu'il avait découverte était trop profonde pour être enseignée.

Il est dit que les dieux Indra et Brahma lui offrirent un conche et une roue en or, lui faisant la requête de mettre en mouvement la « Roue du Dharma ». Le Bouddha se rendit alors à Sarnath. Là se trouvaient les cinq compagnons avec lesquels le Bouddha avait pratiqué pendant six ans des exercices d'ascèse sur les rives de la rivière Nairanjana. Au bout de six ans, le Bouddha se rendit compte qu'il ne servait à rien de mortifier le corps mais qu'il fallait comprendre la nature profonde de l'esprit. Il quitta alors ses compagnons qui le renièrent.

Lorsque les cinq ascètes virent le Bouddha assis sous un arbre dans le Parc des Gazelles, ils se dirent qu'ils n'allaient ni le saluer ni lui manifester la moindre marque de respect. Mais en s'approchant, ils furent éblouis par la magnificence du Bouddha et spontanément se prosternèrent devant lui, puis lui demandèrent de pouvoir bénéficier de son enseignement.

Aujourd'hui on peut voir à Sarnath de nombreuses ruines de stoupas et temples construits à diverses périodes, notamment par l'empereur Ashoka.
Le Dhamekh Stoupa s'élèverait à l'endroit où Bouddha prononça son premier sermon. Haut de 34 mètres, il aurait été construit à la place d'un stupa de l'époque Maurya (200 ans avant J.-C.)
Le pilier d'Ashoka se trouve dans le sanctuaire principal. Il mesurait 20 mètres de haut mais fut amputé de son chapiteau par les envahisseurs turcs. Ce chapiteau, qui est maintenant conservé au musée de Sarnath, représente quatre lions dos à dos ; il est devenu l'emblème de la République Indienne.

Nous prenons ensuite la route pour Sarnath à 20kms de Bénarès . C’est ici, dans le parc aux gazelles, que le Bouddha, après son illumination, donna son premier enseignement à ses 5  anciens compagnons d’ascèse sur les quatre nobles vérités (la mise en mouvement de la roue du Dharma). Dans ce magnifique parc nous découvrons l’emplacement de ce premier enseignement symbolisé par 6 statues. Des gens sont en méditation, nous croisons quelques pèlerins, des moines tibétains, coréens, japonais ainsi que des enfants accompagnés de leur instit en « sortie scolaire » et oui !... Nous contournons une statue du Bouddha debout haute de 26m entourée de bassins avec de magnifiques lotus.

Sarnath est aujourd’hui un gentil village loin du tumulte de sa voisine Bénarès.

De retour à notre hôtel nous apprécions un temps de repos puis, dans l’après midi, nous prenons un tuk tuk pour une ballade en ville, histoire de nous imprégner encore une fois de l’ambiance de cette étrange cité et la graver définitivement dans nos mémoires.

« La pauvreté » de ces gens leur offre une véritable beauté.

 

Demain en route pour l’éveil avec la découverte de Bodh-Gayâ.

Bodh Gaya - L'Eveil

Cinq siècles avant la naissance avant la naissance du Christ, un ascète émacié se leva de son lieu de méditation, au terme de six années passées à effectuer d'extrêmes austérités dans la forêt. Il marcha d'un pas mal assuré vers la rivière Niranjana. Il s'effondra en cours de chemin. Il revint à lui grâce à une jeune villageoise qui lui apporta du riz au lait. Après avoir recouvré ses forces et s'être baigné dans les eaux de ce fleuve tropical bordé de sable argenté et frangé de palmiers, il comprit que mortifier le corps ne mène pas à l'Eveil.

Il se dirigea vers un arbre majestueux à l'ombre duquel il s'assit, en faisant le voeu de ne pas se lever avant d'avoir compris la nature ultime de l'esprit et de la réalité. Il passa donc la nuit assis sous le Ficus religiosa que l'on appelle désormais l'Arbre de la Bodhi. Ce lieu allait être connu sous le nom de ‟Trône de Diamant de l'Inde”, l'actuel Bodhgaya et cet homme n'était autre que Siddharta Gautama qui à l'aube devint l'Eveillé, le Bouddha.

Avant l'aube et jusqu'après le crépuscule, des milliers de pèlerins font le tour de l'Arbre de la Bodhi et du Temple monumental qui le jouxte à l'arrière. Ils murmurent des mantras, égrènent leurs rosaires, chantent les paroles du Bouddha ou louent sa sagesse. Des montagnards descendus des lointaines vallées de l'Himalaya, portant encore leurs vêtements de peaux et de laine épaisse, côtoient des fidèles du Sri Lanka vêtus de coton d'un blanc immaculé, des moines Thaïlandais en robe safran, des nonnes Chinoises en bleu, des Japonais habillés de noir et des Occidentaux qui déambulent, affublés de toutes sortes de tenues. Assis à l'ombre, de vieux moines font sans cesse tourner de gros moulins à prières.

Des centaines de pèlerins, pour la plupart Tibétains, se prosternent devant le Temple. Ils n'adorent pas un dieu, mais expriment ainsi leur respect envers l'ultime sagesse du Bouddha. Les deux à trois mille prosternations qu'ils effectuent par jour, glissant sur de lisses planches de bois, sont un vibrant hommage au corps, à la parole et à l'esprit d'Eveil du Bouddha. Ils prient afin de purifier leur propre corps, parole et esprit de tout obscurcissement. Dans ce contexte, l'ennemi est l'ignorance, le champs de bataille est le samsara - le monde de l'existence conditionnée - et la victoire consiste à s'affranchir de la souffrance.

On dit que non seulement le Bouddha Shakyamouni, mais les mille et deux Bouddhas de cette ère, ont atteint et atteindront l'Eveil en ce lieu même que l'on considère comme un ‟jardin suspendu” au milieu de cet âge sombre. Le poète bouddhiste Asvagosha dénomma Bodhgaya ‟le nombril du monde”.

On pense que l'empereur Ashoka construisit le premier monument commémorant l'Eveil du Bouddha près de l'Arbre de la Bodhi, vers le IIIè siècle avant J.-C. Selon les récits détaillés de Huien Tsang, le célèbre pèlerin et érudit chinois, un édifice plus important fut érigé au VIIè siècle. Une communauté de plusieurs milliers de moines fut fondée près de ce monument. Les vagues d'invasions musulmanes qui déferlèrent au XIIè siècle firent disparaître le bouddhisme du sol indien; cet édifice fut lui aussi détruit. Au XIVè siècle, les rois de Birmanie restaurèrent le grand Temple. Mais il tomba à nouveau en ruine. Au fil du temps, le sable déposés par les inondations et le vent le recouvrirent partiellement jusqu'au XIXè siècle, moment où le royaume de Birmanie et un Anglais très déterminé, Alexander Cunningham, entreprirent de le restaurer sous sa forme actuelle. C'est ainsi que le grand Temple fut ressuscité.

Il y a trente ans, peu de pèlerins se rendaient à Bodhgaya qui se dressait sereinement au beau milieu de la campagne du Bihar. Aujourd'hui, Bodhgaya est un lieu vibrant d'une puissante et ineffable sérénité, en contraste frappant avec l'agitation chaotique de la ville voisine de Gaya. Plus d'une vingtaine de monastères de tous les pays bouddhistes ont été construits à quelques kilomètres du monument principal et abritent les pèlerins qui viennent en nombre sans cesse croissant.

Samedi 22 octobre

Nous quittons Varanasi la tête pleine de souvenirs inoubliables … En route pour Bodh-Gayâ.

Et nous voici face à une nouvelle aventure : 5 heures de route avec pour responsable de notre destin un vrai chauffeur indien. Nous empruntons les « autoroutes » de l’état du Bihâr (le plus pauvre de l’Inde, donc imaginez leur état et en plus il y a des péages !).

Oubliez toutes les images que vous pouvez avoir des autoroutes (Petit rappel : en Inde on roule à gauche) on y rencontre : des vaches en ballade, des camions dans le fossé en bien triste état, des gens qui errent deci delà, des enfants sortant de l’école, des changements de sens de la circulation car en face la voie est bloquée (souvent par un accident) … en fait des règles de conduite que nous n’avons pas encore bien comprises, l’essentiel étant d’avoir un klaxon en bon état (c’est le laisser passer !) et au milieu de tout cela notre véhicule qui parfois roule à 100km/h !!! Amateurs de sensations fortes bienvenus … Nous avons appris très vite à ne pas regarder la route. Et enfin par « miracle » nous arrivons à Bodh Gaya, j’y vois là un très bon Karma !!!

Nous sommes logés dans un monastère vietnamien, très sympa et confortable (nous sommes dans une chambre avec 5 lits de 2 personnes, à nous de choisir). Nous découvrons la ville qui n’a rien de bien exceptionnelle, des vendeurs de malas partout et quelques statues (très moches) du Bouddha. Mais surtout beaucoup de pèlerins accompagnés par des moines. Nous visitons un temple tibétain puis nous rentrons au monastère pour nous reposer de cette journée que je qualifierais de rapide !...

Demain visite du site ou le Bouddha atteint l’illumination, nous espérons qu’il en sera de même pour nous, après cette journée ça serait le minimum …

Dimanche 23 octobre

La clim a eu raison de la voix de Françoise, elle se réveille ce matin totalement aphone, « très bien » toutefois pour le programme de la matinée … Nous nous rendons donc (dans le silence) à la découverte de l’arbre de l’éveil. Après les différents contrôles de sécurité (Un attentat a eu lieu ici en 2011 !...), nous entrons dans le parc ou règne une grande sérénité, nous croisons un grand nombre de moines accompagnés de fidèles, en particulier un groupe très important de Sri Lankais.

Nous découvrons en premier lieu le Mahabodhi Temple – Le plus sacré des lieux saints à la gloire du Bouddha. Unique par sa forme pyramidale et ses quatre tours en coin il est d’une hauteur de 52m. Nous contournons le temple et nous nous trouvons devant l’arbre de Bodhi… Nous nous installons tranquillement dans l’herbe face à lui pour un long moment de méditation et de calme, un chien vient se coucher entre nous, mais qui est donc cette réincarnation ?...

Nous quittons le lieu après une petite balade dans le parc. Sur le chemin du retour nous dégustons un excellent jus de canne à sucre. Puis nous passons un moment sur le marché bien entendu haut en couleur.

Nous retrouvons notre chauffeur qui nous conduit sur le lieu ou la jeune Sujata offrit de la nourriture au Bouddha après sa très longue période de jeun. Nous contournons le stupa qui lui est dédié … Puis repas dans un restaurant tibétain, au menu : momos, nouilles et poulet tandoori.

Nous posons une question délicate à notre guide sur la misère présente à tous les coins de rue. Celle-ci est très pesante pour nous. Tous ces enfants et vieillards vêtus de haillons souvent très handicapés, faisant la mendicité, cela nous met dans une situation très délicate, encore une fois nous ne savons pas quelle attitude adoptée ! La réponse est que c’est leur karma et qu’ils n’ont pas réellement la sensation d’être des miséreux, c’est simplement leur vie … A méditer !

Pour info : Près de quatre cent millions de personnes (25% de la population) vivent en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 0.91 euros par jour !!!

Rajgir et le Pic des Vautours

Seize ans après son illumination c'est à Rajgir, au Pic des Vautours, que le Bouddha enseigna la Perfection Transcendante de Sagesse (Prajna Paramita) à une assemblée qui comptait 5.000 moines, nonnes et laïcs ainsi que d'innombrables bodhisattvas. On appelle cet enseignement la Deuxième Mise en Mouvement de la Roue du Dharma. Il est centré sur la compréhension du sens de la « vacuité », sunyata, qui est la nature ultime des phénomènes.

Lorsque le bouddhisme enseigne que la vacuité est la nature ultime des choses, il veut dire que les phénomènes et les fonctions qu'ils remplissent sont dénués d'existence autonome et permanente. La vacuité n'est donc pas une sorte d'entité indépendante. C'est le mode d'être des choses tel qu'il est révélé par l'analyse. Il ne s'agit en aucun cas du néant, de l'absence de tout phénomène comme les premiers commentateurs occidentaux du bouddhisme l'avaient cru. La notion de vacuité, à son tour, ne doit pas servir de support à l'élaboration de nouvelles fixations conceptuelles. C'est pourquoi le Bouddha prend la précaution de parler de ‟vacuité de la vacuité”. En effet, les concepts d'existence et de non-existence n'ont de sens que l'un par rapport à l'autre. Si on ne peut pas parler d'existence réelle, parler de non-existence devient absurde.

Lundi 24 octobre

Nous quittons notre hébergement en monastère à 9:00H et prenons la route pour Rajgir. Notre chauffeur ce matin est très calme (Yes !!! mais il faut dire que nous avions gentiment passé le message) nous roulons donc très tranquillement, les paysages de campagne sont magnifiques. Nous traversons de nombreux petits villages, nous pouvons ainsi observer la vie quotidienne, un régal …

Arrivés à Rajgir nous visitons le stupa Shanti construit par des japonais. La particularité du lieu est qu’il se trouve sur une colline. Pour y accéder nous empruntons un télésiège. Pour tous nos amis savoyards n’imaginez pas que c’est le GME, ce sont des sièges individuels peints de couleurs diverses et variées, ascension très drôle ! Au sommet nous faisons le tour du stupa, toujours dans le sens des aiguilles d’une montre et visitons un temple japonais ou un moine tape inlassablement sur un tambour.

Après le repas nous partons découvrir un monastère jain puis nous nous rendons dans un temple hindouiste – Lakshmi Narayan Temple – Il fut inauguré par le Mahatma Gandhi en 1938, celui-ci accepta à condition que toutes les castes soient autorisées à y pénétrer. Sa volonté fut exaucée. Sur le retour nous dégustons à nouveau un excellent jus de canne à sucre, nous y prenons goût. Ainsi se termine le  6ème jour de notre aventure indienne.

Juste pour vous énerver un peu amis savoyards et d’ailleurs il fait ici 35°. Nous accumulons de la chaleur pour la saison d’hiver à venir.

Demain 3h30 de route en direction de Nalanda et Vaisali. Nous espérons de Sujan, notre chauffeur, ait passé une excellente nuit (lol).

L'université de Nalanda

La grande Université de Nalanda située à environ 90 km au SE de Patna et à quelques kilomètres de Rajgir.
Nalanda fut une des premières universités du monde et la plus grande université bouddhiste de l'histoire. Elle fut établie au temps de la dynastie Gupta pendant le règne de l'empereur Karagupta. Le complexe fut érigé en briques rouges et ses ruines s'étendent sur 14 hectares.

On dit que le Bouddha a séjourné plusieurs fois à Nalanda. Plus tard, l'empereur Ashoka (250 BC) y construisit un stupa à la mémoire de Sharipoutra, un des deux plus proches disciples du Bouddha. Les ruines de ce stupa sont aujourd'hui le plus grand monument de Nalanda.
Beaucoup de grands panditas indiens, dont Nagarjouna, Aryadéva, Chandrakirti et Shantidéva, enseignèrent à Nalanda.

Au sommet de sa gloire, Nalanda abritait plus de 10.000 étudiants et 2.000 professeurs. L'université était considérée comme un chef d'œuvre architectural, elle était caractérisée par un hall élevé et un portail. Nalanda comportait huit ensembles de bâtiments et dix temples en plus de nombreuses salles de méditations et d'étude. Elle était entourée de parcs et de lacs.
Les sujets enseignés à l'Université de Nalanda couvraient chaque domaine de la connaissance ce qui attirait des étudiant de Corée, du Japon, de Chine, du Tibet, d'Indonésie, de Perse et de Turquie. Les étudiants apprenaient les sciences, l'astronomie, la médecine et principalement la métaphysique et la philosophie.

La librairie de Nalanda appelée Dharma Gunj (Montagne de Vérité) ou Dharmagañja (Trésor de Vérité) rassemblait la collection de connaissances bouddhistes la plus connue du monde. Cette collection était réputée pour comprendre des centaines de milliers de volumes. Quand, en 1193, elle fut incendiée par les envahisseurs musulmans menés par le Turc Bakhtiar Khilji, elle brûla pendant des mois.

Sa Sainteté le Dalai Lama dit souvent que la tradition tibétaine du bouddhisme fait partie de la tradition de Nalanda. On peut donc dire que les érudits actuels du bouddhisme tibétain gardent vivante la tradition de l'Université de Nalanda.

Mardi 25 octobre

Même si Sanju a dormi dans sa voiture il a comme tous les matins son grand sourire toujours très agréable et « rassurant » !!!… Nous voilà donc en route pour Nalanda.

Arrivés un peu avant l’ouverture Om notre guide (et oui je n’invente rien, c’est bien son prénom, encore un signe peut être ?) nous invite pour une promenade en calèche (peut être exagéré comme terme, à  vous, avec votre imagination, de le remettre dans le contexte indien !).

Puis nous découvrons les ruines de l’université de Nalanda. Elle fut du Ve au IXe siècle un centre majeur de l’enseignement de la doctrine bouddhiste, l’une des plus importantes au monde. Elle comptait 15000 moines et étudiants et 1500 enseignants. Composés de dix monastères, nous pouvons imaginer facilement les chambres et les emplacements de ces monastères. Il reste de beaux vestiges du grand stupa. C’est un très beau lieu calme et reposant dans un immense parc. L’université fut rasée par l’invasion musulmane au XIIe siècle, nous imaginons la haine et la bêtise qu'il a fallu pour détruire ce magnifique lieu et massacrer ses occupants.

Puis départ pour Vaishali, en route nous nous arrêtons pour le déjeuner dans un petit « restau » en bordure de route. Nous avons confiance en notre guide mais nous appelons tout de même nos organismes à être coopérants et combatifs car côté hygiène … Pas de problèmes, malgré les épices (la cuisine indienne sans épices n’existe pas !) la digestion s’est bien passée, à voir la suite …

Nous arrivons à Vaishali, cette cité vit naitre et grandir Mahavira le 24è et dernier maître Jaïn, c’est également ici que le Bouddha, sentant sa fin très proche, donna son dernier enseignement.

Nous fêtions aujourd’hui nos 41 ans de rencontre ce fut une très belle journée …

Kusinagar, Le Parinirvana

C'est à Koushinagar que Shakyamouni Bouddha entra en « Mahaparinirvana », la « grande transcendance de la souffrance ». Il était âgé de quatre-vingt ans quand, après avoir enseigné au Pic des Vautours à Rajgir, le Bouddha partit vers le Nord avec son neveu. Il se rendit à Nalanda puis à Vaishali, un endroit où il avait plusieurs fois séjourné et donné des enseignements sur la vérité ultime. Là, il donna un de ses derniers enseignements.

Quand le Bouddha arriva au lieudit Pava, Kounda, le fils d'un forgeron, lui offrit un repas comportant de la viande. Le Bouddha accepta cette nourriture, mais dit que personne d'autre ne devait y toucher. La raison était que la viande était mauvaise et devait produire les causes nécessaires à sa maladie. Bien qu'il ait le pouvoir de prolonger sa vie, le temps était venu pour le Bouddha de quitter ce monde. Il dit à Ananda que les mérites engendrés en offrant à un être illuminé son dernier repas étaient égaux à ceux engendrés en lui offrant de la nourriture juste avant son illumination.

Quand il arriva à Koushinagar avec ses disciples, le Bouddha alla dans le bois de Sala dont le propriétaire, un chef de caravanes marchandes, avait pour lui une grande dévotion. Là, entre deux paires d'arbre d'une taille inhabituelle, Shakyamouni se coucha sur le côté droit, dans la position du lion, le visage tourné vers le Nord.

A ses disciples qui lui demandaient pourquoi il avait choisi de mourir à Koushinagar il répondit qu'il y avait trois raisons. La première : Koushinagar était l'endroit idéal pour enseigner le soutra Mahaha-Soudassana. La deuxième était un homme nommé Soubhadra auquel il devait encore donner des enseignements et qui devint un Arhat par la suite. La troisième : il y avait à Koushinagar un vieux et sage brahmane très respecté qui s'appelait Doha et pourrait être un médiateur entre tous les disciples et les rois quand, inévitablement, ils discuteraient le partage des reliques du Bouddha.

Apprenant que la mort du Bouddha était imminente, les nobles de Koushinagar vinrent lui rendre hommage. Parmi eux était Soubhadra, un brahmane âgé de 120 ans, très respecté, auquel Ananda avait pourtant refusé plusieurs fois l'ordination monastique. Le Bouddha appela le brahmane, répondit à ses questions à propos des six doctrines erronées et lui révéla la vérité des enseignements bouddhistes. Soubhadra demanda de joindre la Sangha et fut donc le dernier moine ordonné par le Bouddha. Il s'assît un peu plus loin, se mit en méditation, atteignit rapidement l'état d'arhat et entra en parinirvana quelques instants avant Shakyamouni.

Comme approchait la troisième veille de la nuit, le Bouddha demanda par trois fois à ses disciples s'ils avaient encore des questions à poser sur ses enseignements ou sur les règles de discipline. Devant leur silence, il prononça la célèbre exhortation « L'impermanence est inhérente é toutes choses. Travaillez à votre propre liberté avec diligence ». Ensuite, passant par les différents états d'absorption méditative, Shakyamouni entra en Mahaparinirvana. La terre trembla, des étoiles filantes traversèrent le ciel, le ciel s'enflamma dans les dix directions et une musique céleste emplit l'espace. Le corps du maître fut lavé, revêtu de robes monastiques, enveloppé de mille linceuls et placé dans un cercueil de matières précieuses.

Sept jours durant, des offrandes furent faites par les dieux et les hommes. Ensuite le cercueil fut porté jusqu'au lieu de la crémation en grande procession. Malgré les efforts de plusieurs disciples, le bucher de bois aromatiques et d'huiles parfumées ne s'alluma pas. Un disciple du Bouddha qui était clairvoyant en expliqua la raison : le grand disciple Mahakasyapa était en route avec 500 étudiants pour venir rendre hommage au corps du Bouddha et le feu ne prendrait pas avant leur arrivée. Quand Mahakasyapa, se prosterna et rendit hommage, le bûcher s'enflamma spontanément.

Après la crémation, on examina les cendres pour y trouver des reliques. Il ne restait qu'un os du crâne, des dents et les linceuls intérieurs et extérieurs. Les Mallas de Koushinagar crurent qu'ils allaient avoir le privilège de recevoir toutes les reliques. Mais les représentants des huit pays qui constituaient alors l'Inde s'avancèrent pour les réclamer. Comme l'avait prédit le Bouddha, le brahmane Doha suggéra, pour éviter un conflit, que l'on répartisse les reliques en huit parts égales pour chacun d'eux. Chacun prit donc sa part de reliques pour l'emmener dans son pays et huit grands stupas furent construits pour les abriter.

Plus tard, les reliques furent à nouveau divisées par l'empereur Ashoka qui décida de faire construite 84.000 stupas. Aujourd'hui elles sont contenues dans un grand nombre de stupas disséminés dans toute l'Inde.

Mercredi 26 octobre

Ce matin direction Kushinagar avec 5h de route, je ne vous parle pas encore des routes et « autoroutes » mais c’est encore pire que les précédentes, mais nous nous habituons !... Nous quittons l’état du Bihar pour retrouver l’Uttar Pradesh.

Nous commençons la visite par le temple Maha Parinirwana, c’est ici que le Bouddha quitta ce monde à 80 ans, la légende dit que c’est en mangeant de la viande avariée. Dans le temple nous découvrons une statue du Bouddha allongé de 6m de long. Il prononça ici ses derniers mots : « Toute chose est vouée à la destruction. Travaillez avec diligence à votre propre salut ».

Puis nous nous rendons au Stupa Rambhar, édifice de briques rouges, érigé sur le site présumé de la crémation du Bouddha.

Sur le chemin vers notre hôtel nous nous arrêtons dans une usine de transformation de la canne à sucre. Françoise est invitée par une indienne à introduire les cannes dans une broyeuse. Ce fut un moment de partage très drôle.

Jeudi 27 octobre

Ce matin, route en direction de Sarasvati, capitale de l'ancien royaume du Kosala, lieu où le Bouddha fit 24 retraites pendant la saison des pluies.

Nous visitons les ruines de Saheth et Maheth ... Comme dans nos dernières visites c'est un très grand parc paisible... Mais rien d’extraordinaire !

C'est avec cette ville que se termine notre pèlerinage !...

Vendredi 28 octobre

Après 6 h de route nous arrivons à Lucknow, ancienne capitale des Nababs d'Oudh. Les nombreux bâtiments de l'époque du Raj britannique, les ruines de la Residency et deux superbes mausolées font de Lucknow une ville d'un grand intérêt historique. Dans le parc nous rencontrons de nombreux couples d'amoureux venus se cacher ici des regards ! Nous avons une longue discussion avec notre guide qui malgré ses 30 ans n'est pas d'accord avec ces pratiques (son mariage a été arrangé !).  Lucknow est la capitale d'Uttar Pradesh. Nous faisons ensuite un petit tour en calèche un peu dans le même esprit que la précédente puis en route pour la gare ou nous prenons le train à 18h15 pour Pathankot. Nous quittons Sanju notre chauffeur intrépide avec beaucoup d'émotions, nous avons passé huit jours ensemble.

Nous voilà installés sur nos couchettes, car nous sommes des privilégiés, certains n'auront pas notre chance ils voyageront dans des wagons bondés assis sur des banquettes en bois !!! Nous arriverons demain matin à 9.15h. Encore une nouvelle expérience intéressante à vivre.

Samedi 29 octobre

Après une nuit globalement bonne, nous arrivons avec 45mn de retard ! à Pathankot ou nous sommes pris en charge par un nouveau chauffeur. Il roule moins vite mais il est bien moins souriant que Baya (frère en Hindi). Nous voilà en route vers Dharamsala.

Après 2h de route, nous découvrons avec beaucoup d'émotion la petite Lhassa.

Nous sommes installés dans une guest house magnifique, elle est tenue par des tibétains, qui nous accueillent par un tashi delek (bonjour en tibétain) et de très agréables sourires qui nous ont bien manqués durant les jours précédents. Parc immense, des drapeaux de prière partout,  une chambre exceptionnelle aux décors soignés et en plus un temple où nous pouvons passer des instants de méditation. Nous y resterions bien plus que deux jours tellement la paix habite ces lieux... Tranquillement installés sur la terrasse de notre chambre (on ne se refuse rien !!!) avec un petit pull car la température a bien baissée (Dharamsala se trouve à 1800m), nous entendons au loin des pétards. Ce WE c’est la fête de Divali ou Diwali - fête majeure dans le monde indien. « Divali » est la forme contractée de « Dipavali », tiré du sanskrit « rangée de lampes », la fête des lumières. Cela nous fait un bien fou, ce fut une très bonne idée de terminer notre séjour ici. Demain nous découvrirons la ville et Macleodgandj, nous sommes très impatients.

Dharamsala / Macleodgandj

Juchée haut dans la vallée de Kangra sur le versant méridional de l’Himalaya, Dharamsala (également écrit : Dharamshala ou Dharmsala) se pare avec un petit clin d’œil malicieux du titre de Lhassa de l’exil. Certes, ses monastères ne sont qu’un pâle reflet des splendeurs de la légendaire capitale aux toits d’or, et ses dimensions modestes ne rendent qu’imparfaitement justice de la profondeur du ciel ou de l’altière beauté des cimes enneigées. Mais les forêts environnantes et les sentiers sont décorés de bannières de prières ; moines, nonnes et pèlerins égrènent

inlassablement leurs rosaires et au petit matin, l’appel grave des trompes et des conques marque le début de la prière quotidienne. Vers les crêtes se perdent les chemins menant aux grottes où méditent comme autrefois dans le Haut Pays, ascètes et ermites voués à l’inlassable quête de soi-même.
Depuis 1960, l’administration tibétaine en exil a pris ses quartiers, s’attachant d’abord à sauvegarder l’héritage ancestral. Le village d’enfants pour éduquer les plus jeunes, l’institut de la Médecine et de l’Astrologie pour que perdure la tradition médicale, le musée, la bibliothèque et les archives tibétaines pour recueillir l’histoire et les histoires, l’Institut des arts dramatiques pour que ne sombre point la mémoire, l’Institut de dialectique pour assurer la pérennité de l’enseignement ont été parmi les priorités afin de semer les graines d’une greffe indispensable à la survie.

Cette ville devint le berceau du bouddhisme en 1960, lorsque Sa Sainteté le Dalaï Lama, en exil, s’y installa avec son Administration. Hasard a fait que c’est Monsieur Nowrojee qui détient encore aujourd’hui son commerce à Mc Leod Ganj, qui a offert d’accueillir Sa Sainteté et les Tibétains à Dharamsala. Nowrojee appartient à la communauté Parsi (de confession Zoroastre) dont la grande majorité des populations ont fui vers l’Inde (principalement dans les provinces de Gujerat et de Maharashtra) les persécutions suite à l’avancée de l’Islam en Perse (Iran). Depuis, plus de 11 000 Tibétains s’y sont réfugiés.

McLeod Ganj (également orthographié Mcleodganj ou Mcleodganj) est proche de Dharamsala dans le district de Kangra de Himachal Pradesh, Inde . Il a une altitude moyenne de 2082 mètres.

Situé sur les Dhauladhar, dont le plus haut sommet, "Hanuman Ka Tibba", à environ 5639 mètres, se trouve juste derrière elle, il est connu comme le « petit Lhassa" en raison de la résidence du 14e dalaï-lama et sa grande population de Tibétains . Le gouvernement tibétain en exil est basée à McLeod Ganj.

Dimanche 30 octobre

Ce matin nous partons à la découverte de McLeod Ganj à environ 30mn de la guest house. Nous empruntons une petite route de montagne et arrivons dans cette cité que nous attendions tant.

Après la visite d’une église déserte (et oui cela existe aussi ici) nous prenons une petite rue qui nous amène à la résidence du DalaÏ Lama. Le lieu est très simple, pas de marbre blanc ni de dorure, il y règne un grand respect compte tenu de l’habitant du lieu, certains s’inclinent devant le portail. Nous y croisons de nombreux moines qui se rendent à un enseignement ou à une pratique guidée par un Rinpotché.

Et nous voilà face à l’entrée de la résidence, nous sommes à peine surpris du fait que celle-ci soit gardée par 2 hommes en armes. Malheureusement le monde est ainsi fait … une personnalité comme le Dalaï Lama (que l’on nomme ici « his holiness » : sa sainteté) doit être protégé.

Et non … il n’est pas présent en ce moment !...

A la sortie nous visitons le musée du Tibet, qui retrace l’invasion par la Chine. Nous pouvons voir les photos des différents Martyrs qui se sont immolés pour la cause, un moment émouvant !

Quelques achats et nous retournons, après un passage par une plantation de thé, à notre guest house.

Demain matinée tranquille puis dans l’après midi nous prenons un cours de peinture tibétaine, nous sommes curieux de faire cette expérience.

Puis dans la soirée direction la gare pour notre retour à New Delhi. Notre avion décollera mardi à 1h25 … Arrivée mercredi à Genève à 8h20.

Fin de notre aventure indienne !!!

 

Ce que nous retiendrons en particulier de cette aventure :

- Bénarès, pour le choc et son côté irréel, déroutant et hors du temps.

- La traversée de l’état du Bihar ou la misère et la pauvreté sont enveloppantes, nous y avons souvent eu un sentiment de malaise.

- Bodh Gaya, pour l’illumination et notre instant de méditation devant l’arbre de Bodhi.

- McLeod Ganj pour le Dalaï Lama et l'ensemble du peuple tibétain.

- L'inde pour effectivement sont coté incroyable et unique ...

Nous remercions Sanju, notre rapide mais efficace chauffeur pour son sourire matinal et bien entendu Om, notre guide toujours prévenant et à notre écoute (si vous souhaitez un jour venir dans cet incroyable pays nous gardons ses coordonnées).

Nous avons pris beaucoup de plaisir à vous faire partager notre aventure, dommage pour les photos mais se connecter à internet était chaque soir une autre aventure…

Namasté

Françoise et Patrick

Nous pensons déjà à notre prochain voyage !...

Un grand merci à Thi Lan d’Asie On Line pour toute l'organisation de notre voyage.

Merci pour son écoute, sa disponibilité, sa réactivité et ses compétences.