Pourquoi méditer ?

Qu’est-ce que la méditation ?


Où en sommes-nous dans la vie ? Quelles ont été jusqu’à présent nos priorités, et qu’envisageons-nous pour le temps qui nous reste à vivre ? Nous sommes un mélange d’ombres et de lumières, de qualités et de défauts … Est-ce inéluctable ?
 

                          Nous nous imaginons, plus ou moins consciemment, que plus nous multiplions nos activités, plus nos sensations s’intensifient et plus notre sentiment d’insatisfaction s’estompe. Les techniques de méditation visent à transformer l’esprit … Sans nécessairement y attacher une étiquette religieuse. Chacun de nous a un esprit, chacun peut travailler avec celui-ci.

Il existe de nombreuses idées différentes, voire contradictoires à propos de ce qu´est la méditation, mais l'approche fondamentale est la nécessité, pour le méditant, de comprendre la nature de son mental plutôt que de batailler avec lui.

Comprenez bien que la méditation n'a rien à voir avec la vie de moine ou d’ascète qui cherche à se couper du monde comme c'est trop souvent perçu. Ce n'est pas non plus une croyance ou une religion. Vous n'avez pas besoin de changer votre vie pour vous ouvrir à la méditation. La méditation est une qualité en vous qui est simplement un détachement ou dit autrement une vigilance intérieure et une pleine conscience dans le moment présent.

Il existe de nombreuses techniques de méditation qui aident le débutant à découvrir et à rentrer en contact avec son intériorité. Mais au sens ultime, la méditation n'est pas une technique, elle est une compréhension, une prise de conscience de ce que nous sommes réellement. Cette compréhension finale est souvent encore bien lointaine pour nous et c'est pourquoi les techniques de méditation sont nécessaires, jusqu´à ce que l´état de méditation soit devenu, non pas simplement une expérience ponctuelle, mais une part intrinsèque de nous-même, tout comme la respiration par exemple.

C'est en nous et uniquement en nous, que nous pouvons trouver la relaxation profonde, le calme et le véritable amour. Ces qualités ne peuvent pas venir de l'argent, de la reconnaissance sociale ou du partenaire amoureux.

Au fond, nous le savons tous, mais nous l'oublions si souvent !

Quels sont les bénéfices de la Méditation ?

 

Être plus serein, moins déprimé, plus présent au monde... Ne plus être assailli par nos émotions et se faire emporter, retrouver une solide confiance en soi qui nous ouvre un champ infini de nouveaux possibles - Se sentir plus stable, face aux hauts et bas de la vie, sans réactivité excessive, sans irritabilité nocive - Clarifier notre esprit et devenir libre de ses choix - Améliorer attention et concentration - Être moins égoïste, plus ouvert, plus altruiste - Être moins stressé, incroyablement moins stressé, et profiter de tous les moments de la vie, du plus insignifiant au plus exaltant réduire les risques de maladies vasculaires, cardiaques, dégénératives… Réduction de la pression artérielle et renforcement du système immunitaire. Diminution des douleurs chroniques - Être en meilleure forme physique et psychique, mieux dormir et mieux manger - Ne plus être constamment fatigué et aborder la vie avec une énergie retrouvée - S’évader du rythme effréné de la vie quotidienne - Mieux contrôler nos pensées - Vivre mieux, plus longtemps… et plus heureux !

Les bienfaits de la méditation sont sans appel

5 mai 2018

 

Depuis quelques années, la méditation, souvent sous-titrée « pleine conscience », est invoquée comme un remède aux maux de notre société ultra-rapide. Portée par les médecins comme par les religieux, cette pratique à la définition floue se fonde effectivement sur des résultats scientifiques, mais alimente également beaucoup de fantasmes.

 

Ralentir le rythme

Notre monde va trop vite, et demande trop aux individus : au travail comme dans les relations sociales, difficile d’échapper aux messages véhiculés partout appelant à être toujours plus efficace, plus beau, plus avenant. Dans le monde professionnel, cela se traduit par une recrudescence du stress et des maladies associées, à tel point qu’un nouveau vocabulaire émerge pour les décrire : burn-out, brown-out, et consorts. « La montée du burn-out et des dépressions est aujourd’hui frappante et s’accompagne de taux d’absentéisme importants », constatait en 2012 Thierry Rochefort, professeur associé à l’Institut d’administration des entreprises de Lyon.

 

La méditation, ou plutôt, dans sa version américanisée, la méthode Mindfulness Based Stress Réduction (MBSR), concoctée par Jon Kabat-Zinn, grand chantre de la pleine conscience thérapeutique depuis plusieurs décennies, propose une échappatoire. En proposant à ses adeptes de prendre chaque jour quelques minutes pour ne penser à rien d’autre que l’instant présent (et donc oublier le rendez-vous de la journée, les courses, les tracas du quotidien), cette méthode promet une meilleure stabilité physique et psychologique et une résistance accrue au stress ; en un mot : de la sérénité.

 

Un véritable remède

Les bienfaits sont avérés : des études scientifiques, de plus en plus nombreuses sur le sujet, ont montré l’influence de la méditation sur le corps et le cerveau. Collaborateur et cobaye de certaines de ces études, le Français Matthieu Ricard, n’hésite pas à les relayer : « lorsque l’on médite, plusieurs aires du cerveau liées à la bienveillance, au sentiment d’affiliation avec autrui et à l’empathie, dont l’insula et le cortex cingulaire, sont activées, provoquant des émotions positives, tandis que d’autres, comme l’amygdale, liée notamment à l’agressivité, sont désactivées ». De cette diffusion de positif dans le cerveau découle une réduction de l’anxiété, du stress et de leurs symptômes psychosomatiques. Du bien pour soi, donc, mais aussi pour les autres : les maîtres insistent souvent sur la composante altruiste de la méditation.

 

Comment faire ?

Pas de méthode précise : l’essentiel est de prendre au moins dix minutes dans une position confortable, et « passer du mode “faire” au mode “être” », en se concentrant sur son corps ou sur un objet simple et légèrement hypnotisant, comme la flamme d’une bougie. De nombreuses vidéos proposent des tutoriels, mais il n’y a pas de recette magique et la chose n’est pas sorcière : « il s’agit de ne rien faire d’autre que d’avoir conscience de sa respiration, se sentir vivant, ressentir chaque seconde », résume Christophe André, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, qui utilise la méditation avec ses patients depuis 1992.

 

Effet de mode

Ce petit exercice, qui émane des spiritualités orientales comme le bouddhisme ou le soufisme, est aujourd’hui largement laïcisé : « la force de la pleine conscience, c’est de renvoyer à un bouddhisme vidé de sa doctrine, qui s’apparente plutôt à de l’autothérapie », énonce pour Le Monde Nadia Garnoussi, maître de conférences en sociologie à l’université Lille-III. Une chance, car cet aspect laïc séduit de plus en plus, même si certains grands maîtres de la pratique sont bouddhistes, à l’instar de Matthieu Ricard.

La méditation, donc, fait recette. Au point d’investir, au-delà des thérapies pour la dépression, le monde du bien-être au travail. Nombreuses sont aujourd’hui les entreprises à inciter leurs employés à pratiquer la méditation : « Dans les entreprises (…) de plus en plus de salariés veulent mieux comprendre, mieux voir, mieux décider. Beaucoup de dirigeants sont aussi las d’être dans la réactivité permanente. Ils aspirent à être parfois dans la non-action. (…) En d’autres mots, d’accepter le réel », témoigne Christophe André, qui intervient régulièrement dans des entreprises.

 

Gare aux idées reçues

Mais cette mode de la méditation laisse entrevoir deux vices liés à la popularité : le premier est que la méditation fait aujourd’hui le beurre de beaucoup de cabinets de conseil en bien-être et de coaches personnels qui n’y apportent rien de plus, et se contentent d’empocher : « tous ceux qui veulent s’initier à cette pratique doivent s’adresser à des professionnels de la santé ou à des guides spirituels confirmés », assène Matthieu Ricard ; pourtant, la méditation n’est-elle pas essentiellement simple ? Deuxièmement, la surexploitation de la méditation la fait aussi souvent passer comme un remède universel, alors qu’elle n’est qu’une voie vers l’amélioration : « la pleine conscience n’est pas un nouvel outil de management pour mieux gérer son temps », précise Christophe André.

« La force de la pleine conscience, c’est de renvoyer à un bouddhisme vidé de sa doctrine, qui s’apparente plutôt à de l’autothérapie » Attention donc, au moment d’aborder la pratique, aux fantasmes. Il n’y a pas de recette magique ; l’idée de se recentrer sur soi à un moment de la journée n’a rien de nouveau, notre société l’a juste oubliée avec l’accélération de notre mode de vie.

La méditation, un exercice spirituel et pas un simple remède au stress

Jeudi 7 septembre 2017

Le yoga se transforme en pure gymnastique, les arts martiaux deviennent des sports de combat sans dimension de travail sur soi et la méditation un simple exercice de relaxation.

Les pratiques de retour à soi, méditation, yoga, thérapies en tout genre, ont le vent en poupe ! Des centres spécialisés fleurissent un peu partout en France, plusieurs journées à thème ont investi récemment de hauts lieux culturels (24h de la méditation au Grand Rex, Méditation 2015 au théâtre du châtelet), les magazines y consacrent des numéros entiers et le public conquis s'étend toujours plus.

De quoi ce véritable phénomène de société est-il le signe, ou peut-être même le présage avant-coureur? La défiance est-elle de mise à l'égard de tout ce soudain "souci de soi" qui trahirait un hyper-narcissisme à peine déguisé sévissant dans notre société? Ou bien s'agit-il de se féliciter, avec discernement et prudence, que l'homme moderne cherche à nouveau le chemin de son intériorité?

Le phénomène est aujourd'hui beaucoup tourné en dérision par les sceptiques rationalistes. Certains y déplorent une régression vers l'irrationnel, d'autres le balaient d'un revers de la main comme un simple effet de mode ou comme un vulgaire "égo-trip". Et l'importation de méthodes empruntées à des cultures exotiques, majoritairement extrême-orientales comme le bouddhisme zen, est taxée de "tourisme spiritualiste" ou de "pseudo-orientalisme néo-bobo".

La pratique de la méditation réduite aux standards des loisirs modernes

Et en effet, force est de constater que dans l'offre actuelle, très prolifique, on trouve "à boire et à manger". Beaucoup de cours ou de thérapies se donnent toutes les apparences des grandes pratiques ancestrales sans en avoir bien recueilli et adapté à l'Occident la substantifique moelle. Le yoga se transforme en pure gymnastique, les arts martiaux deviennent des sports de combat sans aucune dimension de travail sur soi et la méditation un simple exercice de relaxation destiné à soulager un psychisme saturé de stress. Apprendre à lâcher prise, accueillir le moment présent, trouver la paix intérieure, voilà les stéréotypes auxquels la méditation se trouve trop souvent réduite –au risque de l'assimiler à un super Valium! La mise en garde du grand penseur et thérapeute allemand Karlfried Graf Dürckheim semble donc avoir été aussi justifiée que prémonitoire: "lorsque [les exercices spirituels orientaux] parviennent en Occident, ils courent le danger d'être privés de leur sens initiatique et d'être transformés en banals exercices pratiques".

Quant aux motivations des nouveaux adeptes, leur observation signale le même risque de vider ces exercices de leur substance la plus authentique et exigeante. Nombreux sont ceux qui ne recourent ainsi à ces pratiques que selon les standards des loisirs modernes: pour se détendre, décompresser, se délester du trop plein accumulé pendant une journée ou une semaine surchargée. Ils s'en emparent comme moyen efficace pour mieux gérer le stress et les tensions auxquels le mode de vie moderne les soumet. Ce qui leur permet, en fin de compte, de mieux continuer à supporter les excès et les déséquilibres profonds que cette vie implique... Tout cela donc non seulement ne transforme pas l'être en profondeur mais ne transforme pas non plus le monde! Cela non plus n'avait pas échappé à K.G. Dürckheim qui déplorait qu'on puisse se saisir de ces exercices à vocation initiale d'élévation et de libération intérieure pour, au contraire, "continuer sans souffrir à suivre une voie fausse" .

K.G. Dürckheim déplorait qu'on puisse se saisir de ces exercices à vocation initiale d'élévation et de libération intérieure pour, au contraire, "continuer sans souffrir à suivre une voie fausse".

Conduire à des degrés d'éveil, selon un projet au long cours de réalisation spirituelle

Il ne me semble pas inutile par conséquent de rappeler le sens originel de ces pratiques. Car il est en fait d'un tout autre ordre, d'une toute autre dignité. Leur objectif réel n'est pas d'apporter un peu de repos et de bien-être mais de conduire à des formes et des degrés d'éveil, selon un projet au long cours de réalisation spirituelle, c'est-à-dire de découverte en soi, et d'accomplissement, de notre être essentiel distingué de notre ego ordinaire! C'est en cela que leur vocation est fondamentalement "initiatique" comme le rappelait encore K.G. Dürckheim. Comment? Toutes les traditions de sagesse de la planète –des philosophes et thérapeutes de l'Antiquité (l'école des stoïciens ou celle de Philon d'Alexandrie) aux maîtres hindous, taoïstes, bouddhistes, soufis, hassidiques, etc.- nous indiquent qu'au fond de nous, dans notre terre intérieure, gît le trésor ou la semence de cet être essentiel qui est aussi bien notre capacité créatrice que notre singularité –ce que chacun a d'unique. A travers la répétition régulière, continue et toujours plus approfondie de ces exercices introspectifs, nous mettons en culture cette terre pour qu'elle puisse donner ses fruits. Nous travaillons à réveiller notre être essentiel –Platon disait à nous en "ressouvenir"- ou plus exactement à éveiller notre conscience ordinaire à sa présence en nous. Avec comme but ultime de semer dans le monde les graines ainsi cultivées dans notre intériorité, de l'enrichir de ce qu'on détient d'unique et de meilleur.

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Paldenshangpa

Paldenshangpa La Boulaye, aussi appelé « temple des mille bouddhas », est un centre d'étude et de méditation bouddhiste de la lignée Shangpa Kagyü, situé sur le domaine du château de Plaige sur la commune de La Boulaye en Saône-et-Loire et anciennement connu sous le nom de Dashang Kagyu Ling.

 

Paldenshangpa La Boulaye
Château de Plaige
71320 LA BOULAYE
FRANCE

Tél. : 03 85 79 62 53
Fax : 03 85 79 62 56
Email : accueil.temple@orange.fr

http://www.paldenshangpa-la-boulaye.com/

RETRAITES DE PLEINE PRESENCE

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Domaine d’Avallon
Hameau de St Hugon
73110 Arvillard

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